ACTE III
BLOMET
Parfaitement. Voici votre mouchoir. Moi, je rends les mouchoirs! Permettez que je pose mes outils (Dépose sa boîte dans un coin.) Tout arrive à point à qui sait attendre. A quoi bon lutter contre ce qui est écrit ? Vous avez bien raison, vous êtes sage autant que belle.
MICHELINE
C'est bien la terrasse, n'est-ce pas, vous la reconnaissez?
BLOMET
Non.
MICHELINE
Comment, vous ne reconnaissez pas votre terrasse d'Alger?
BLOMET
Je n'y montais jamais... Ah! ce fut sur la terrasse que?...
Voir lettre quinzième et dernière.
IÎLOMET
Bien, bien!
MICHELINE
Elle doit être exacte !
BLOMET
Elle est du moins telle que je me l'imagine, le couronnement de l'édifice.
MICHELINE
Asseyez-vous d'abord.
BLOMET
Où, Madame? Il parait que les sièges manquaient sur la terrasse. A moins que ce divan... Mais il n'est certainement pas pour un vieux militaire... Souffrez que je
VOUS y Conduise. (Il lu mène au divan où elle s'étend.)
MICHELINE Merci ! (Elle lui donne un coussin. Voici un COUSSin.
BLOMET
En tailleur, alors? (il s'assied à la turque.) Voilà. Et puis, à quoi nous attardons-nous encore?
MICHELINE, gênée.
Une cigarette?
Mille grâces, je ne fume plus !
MICHELINE
Et les vénustados?
BLOMET
Remisés !
MICHELINE
Depuis quand ?
BLOMET se lève et salue Micheline.
Depuis quinze jours, Madame.