‹ ThéâtreChapitre 53 sur 121 · SCENE VIII VALENTINE. FRÉDÉRIC · texte numérisé non relu

SCENE VIII VALENTINE. FRÉDÉRIC

FRÉDÉRIC, it sorl du précipice et s'appuie tout meurtri sur la balustrade.

Je l'ai... madame... le voici... (n lève l'éventail.) madame...

VALENTINE

Erédéric !

I RÉDÉRIC

Valentine ! Tu es seule ici ?

VALENTINE

Oui, mais... et Rome ? Je te croyais à Rome.

FRÉDÉRIC Je te conterai tout. Alors il y a longtemps que tu es sur cette terrasse ?

Vingt minutes au plus. Pourquoi?

FRÉDÉRIC Tu n'y as vu personne '!

VALENTINE Non, si ce n'est un insolent qui s'est mépris.

AKGE BIOS AN I 141

REDERIC

Ah ! je suis rompu. Aide-moi donc à sortir de là. Mes . pauvres jambes ne me soutiennent plus.

VA I. KNTINF. etTrayve.

Oh ! qu'est-ce que cela ? tes mains sont en sang; les vêtements sont déchirés. Qu'as-tu donc fait? (EUe toi

épODgé le Iront . )

FRÉDÉRIC, accablé.

Alors, tu n'as vu personne ?

YAI.ENTINE, à part.

Oh ! mon Dieu ! pourvu que ce ne soit pas encore cette femme maudite ! (Haut.) Mais me diras-tu ?...

I 8ÉDÉRIG

Je viens de là dedans, ma chère. J'ai bien envie d'y redescendre, mais la tête en avant cette fois.

YALEXTINE, très .'mue.

Tu es descendu dans ce gouffre, toi, Frédéric ! oh ! c'est mal.

FRÉDÉRIC, amèrement.

J'étais allé y ramasser sur un arbuste ce joli petit éventail qui y était tombé. Seulement, vois-tu : l'infante a trouvé le temps long, et elle s'est en allée sans m'attendre. Vingt minutes cependant pour regrimper de là, regarde donc... Ce n'est pas trop.

VALBNTIME, à pari.

Hélas! c'est elle. (Haut.) Voyons, Frédéric, mon ami. mon frère, ne te laisse pas abattre ainsi. Tu es un artiste ; va à Rome!

FRÉDÉRIC

Puisque tu le veux. Mais c'est pour t'obéir au moins.

VALENTINE

Oh ! je te remercie ! Tu es toujours bon, mon frère !

(Elle aperçoit Maria qui rentre toujours suivie par des Engrumelles.)

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