SCENE II SCIPION. JULES, restés en arrière, FRÉDÉRIC
SCIPION, à Jules.
Regardé donc... c'est Nalis! Bandrille avait raison!
,u: LES
Pas possible !... Mais c'est que c'est vrai ! (il va à indéi'ic.) Toi ici ?
FRÉDÉRIC
Ah! mes bons amis, mes vieux camarades! Quelle heureuse rencontre ! Ah ! çà, mais vous serez donc toujours joueurs ?
JULES
Et loi, tu ne seras donc plus peintre? — Quelle vie mènes-tu, mon cher? Doué comme tu l'es, t'en aller courir le monde, suivi par un espèce de requin qui attend que tu sois las pour te manger !... En voilà un gâchis !
SCIPION
Si tu savais comme les guinguettes sont jolies ! comme la bière se perfectionne ! comme les modistes sont bonnes filles ! Allons, viens avec nous ! Nous t'emmenons, en canot, jusqu'à Paris... C'est ça, un voyage!
FRÉIlKlîlC. tintement.
Non!
JULB6 C'est lugubre !
FB3&DÉRIC
A chacun sa vie ! Comprenez-moi : vous êtes d'honnêtes garçons : pourquoi me conseillez-vous de me conduire en malhonnête homme ?
SCIPION
Tu sais, je ne fais pas de phrases, moi : le requin est ici, gare !
ANGK BOSANI 173
FREDERIC
Vous l'avez vu ?
SCII'IOX. montrant liosani qui onlro.
Tiens, regarde.
JULES
Voyons, viens, hein ?
FRÉDÉRIC
Non, adieu !
Fichu !
SCIPION et JULES, en sortant.