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SCÈNE IX

Les Mêmes, ISOLE et HÉLÈNE, en Cauchoises. ISOLE, contrefaisant l'accent normand.

Espérez un tantinet sur le seuil, notre parente... Mes-

sieurs, c'est une nouvelle cousine qui nous débarque. Qu'elle est timide ! Ne baissez donc pas la tète. Vous êtes assez jolie pour vous montrer.

HÉLÈNE, riant.

Voilà ! .

L'ABLÉ

Hélène ? Ah ! par exemple !

HELENE

Eh bien, qu'en dites-vous? C'est une idée d'Isolé, qui n'en a que d'exquises, comme vous voyez !

HONORÉ

Il te va à merveille, ce costume.

HÉLÈNE

Vous trouvez ? Reste à savoir si « mes cousins » seront de vos avis. Je faisais peur à tout le monde ici, et même à monsieur, je crois. (Elle indique Philippe.) Ma foi, je me suis encauchoisée !

I'HILIITE, s'avançanl vers llûlùue.

Mademoiselle, si j'avais peur de quelqu'un devant vous, ce ne serait que de moi-même. Daignez m'accorder la faveur d'être votre premier cavalier, je n'en soupçonne point de plus précieuse.

HÉLÈNE

Entendu, « cousin », mais je vous en avertis, lorsque je danse, moi, c'est à en tomber !

I'HILIITE

Et moi c'est à en mourir !

HÉLÈNE

Alors, c'est un défi? Je les aime. (Elle lui prend le bras. Vous permettez, oncles terribles !

L'ABBÉ

La danse normande est une de mes pénitences. Tu vas savoir ce que c'est que de virer chez nous. Va ! (Hélène et Philippe sortent.) Eh ! mais ! si nous allions les voir entrer dans le tourbillon, qu'en dis-tu, frère?

HONORÉ, offrant son bras à Isole.

Voulez- vous prendre mon bras, mon enfant?

ISOLE

Très flattée, monsieur le duc !

Honoré, l'abbé et Isole sortent.

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