‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 102 sur 170 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

deux de mes confrères. On était allé chez Chabart. Il est absent. On m'a prié de le remplacer. Savez-vous qui nous fait appeler ?

Marie. — Qui?

FouRNiER. — La Manon.

Roger et Mad\me Roger. — Manon î

FouRMER. — Oui. Eh bien?

Reiné. — Quoi?

Roger, anxieux. — Elle est malade*^

FouRNiER. — Très malade.

Roger. — Qu'a-t-elle?

FouRNiER. — Phtisique, je crois.

Roger. — En danger de mort?

FouRMER. — Sans doute.... Il y a une consultation. Mais les phtisiques ça peut durer six mois comme se défiler en cinq minutes.

Roger. — Il est trop tard, peut-être!

Madame Roger. — Ehl tu n'en savais rien.

FouRNiER. — Trop tard? Pourquoi?

Roger remonle pour prendre son cliapeau. Madame Roger, le reicnant. — Où vas-tu, Roger, où vas-tu Roger. — Laisse-moi.

Madame Roger. — Tu ne sortiras pas.

Foïtrnier. — Mais, sacrebleu! Qu'y a-t-il? René. — Oui... Qu'y a-t-il?

Marie. — Parle donc, maman.

Madame Roger. — Retenez-le, mes enfants; s'il sort» nous sommes perdus.

FouRNiER. — Je n'y comprends rien. Il faudrait ^ V s'expliquer cependant.

René. — Mais c'est a])surde à la fin.

Marie. — Parle donc, maman. Nous ne savons plus \ que penser.

182 LE B1E.N D'AITRUI.

Madame Roger. — Il a trouvé un testament.

. ,' FouRMER. — Qui?

;:S \ Madame Roger. — Roger.

^ < Roger. — Tais-toi!

tg I Marie. — Un testament? Eh bien?

( René. — Un testament? De qui?

Madame R=3ger. — Un testament du cousin.

La petite Jeanne entre avec sa j^oupée.

( Marie. — Ohl Ensemble. } Re.né. — Et que dit-il?

( Fourrier. — Ah! Saprelotte! Où donc?

Madame Roger. — Dans un li\Te de cette bibliothèque.

Nous n'avons plus rien.

, , ( Re>£. — Ce n'est pas possible!^ LnsenioLe. ] „ ^,, , r.- i

( Marie. — Oh! mon Dieu;

FouRNiER, à Roger. — Vous avez trouvé un testament

qui vous déshérite?

Roger. — Oui.

FocR.NiER, — Au profit de qui?

Roger. — D'elle?

Fourmer. — ■ Elle, qui?

Roger. — Manon.

Fodrmer. — Manon!

Ensemble. , , r *+ ^mi i René. — Cette bile!

Madame Roger. — Oui.

Fourmer. — Il ne nous laisse rien?

Roger. — Rien!

f Fouraier. — Ah! diable!

Ensemble. ) René. — Le gredin î

( Madame Roger. — C'est injuste, n'est-ce pas? Fournier. — Qu'allez-vous faire?

Madame Roger. — Vous le voyez. Le prévenir peutêtre!

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