‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 11 sur 170 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

(Arrivant près d'un Allemand.) Haben Sie den Miiiister gesprochen ?

L'Allemand. — Ich \verde ihn nâchste Woche in Berlin sehen.

Le Baron. — Sie miïssen sich auch mit den Frankfiïrter und Stutlgarter Bankherren verstândigen.

Klobb, le prenant à part. — Croyez-vous, mon cher de Thau, que le roi de Karinthie viendra?

Le Baron, tirant ?a montre. — Il sera ici dans une demiheure.

Klobb. — On prétendait hier au cercle qu'il pourrait bien se trouver souiïrant aujourd'hui.

Le Baron. — Je lui ai exprimé le désir de l'avoir à la représentation du Songe.

Klebb. — ■ Cela désobligerait fort les Levy-Schleim qu'il vint chez vous. Ils l'accaparent.

Le Baron. — Sa Majesté peut choisir entre nous. Mais

si elle me fait un affront... je la fous en république.

A l'ingénieur Lclierre.) Mme Lclicrre m'a dit que vous ne

l'emmeniez pas en Mauritanie, monsieur l'ingénieur en

chef?

Lélierre. — En effet, je l'envoie dans le Midi, chez >es parents.

Le Baron. — Votre prédécesseur avait été imprudent d'emmener là-bas ses enfants et sa femme. Il faut une santé de fer sous ce climat. Ils n'y ont pas résisté. Ahl vous nous ferez en arrivant un rapport sur l'état des travaux, un rapport que nous publierons, monsieur Lélierre. D'ailleurs, le gros œuvre est presque achevé : il n'y a plus que les monts Atlas à percer. Faites étudier les terrains de Bizi-Ozzol. Il y a des minerais d'or

peut-être. (Entre un jeune homme porteur d'une serviette gonfli-e ,

de papiers.) Ahl... Je suis désolé.... Un jour comme celui- To4£ II. 2

ci.... Mais les affaires.... Un petit quart d'iieure.... Le temps de répondre à quelques dépêches.... Ne vous occupez pas de moi.... Je vais ra'installer là.... (Au jeune

homme qui a apporté les papiers.) On VOUS appellera. (Tout le monde s'est éloigné.)

Klobe, qui est au lond, près de Brianne, lui montrant le baron d'Urth qui s'approche du baron de Thau, bas.) — Oh! Regardez

donc, Brianne.

Bria^.ne. — Quoi?

Klobb. — Le baron dUrth.

Brianne. — Oui. Il a l'air de tourner autoui^ du baron de Thau?

Klobb. — Je serais curieux de savoir ce qu'il a à lui dire.

Ils s'éloignent. Le baron s'est installé à sa table pour travailler. D'Urth, lentement, vient près de lui.

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