SCÈNE IV MADAME ARMIÈRES, VALENTINE
Madame Aruières. — Tu viens de rentrer? Yalentine. — Oui, maman.
Madame Armières. — Tu avais quitté la naison à deux heures sans me prévenir. Pourquoi? Où es-tu allée?
ValENTINE, après une hèsitalion. — Chez.*., cliez mOD
amie Henriette.
Madame Armières, après un silence. — Mais cette sortie... clandestine n'est pas la première?
Valentlne. — Non.
Madame Armières. — Allais-tu régulièrement chez Henriette? 'Silence.; Qui as-tu vu encore?
Yalentlne, nouvelle hésitation. — Jeanne... et madame Moii^an.
Madame Armières. — Pourquoi cette hésitation? Tu as l'air peu sure de toi.... Je verrai ces dmies demain.... Je ne" pense pas que ce soit pour gagn«r un jour, pour retarder une explication nécessaire que tu me cacherais la vérité. Et ces petites fugues oat commencé le mois dernier? Tu as profité des ahsences que je faisais avec ta sœur, quand nous allions dans les magasins, chez la couturière... hein? (Un silence.) Lorsque j attends un mot d'excuse, de repentir, tu restes muette? Prends garde, Valentine, je parle sans colère, mais je potrrais, je devrais me fâcher.... Qu'auront pensé de toi les personnes chez lesquelles tu t'es présentée? Commmt as-tu expliqué tes visites?... Enfin, si tu trouvais péni)le de rester enfermée quand nous courions les magasns, il fallait nous accompagner ta sœur et moi.
Valentine. — Pour choisir les robes de Margue'ite,