ACTE PREMIER
Valentine. — Pourquoi, maman?
Madame Armikres. — Je n'ai pas de raisons à te donner.
Valentine. — Il n'y aurait rien de compromettant à dire....
Madame Armières. — Je ne vois pas l'intérêt que tu as à connaître dès aujourd'hui les dispositions que je prendrai.. . quand il en sera temps. . . . Même si tu n'as pas une arrière-pensée, je ne m'explique guère ton insistance.
Valemiise. — Je ne supposais pas qu'une telle question allait l'embarrasser....
Madame Armières. — Comment dire ce que je pourrai l'aire dans un avenir dont nous ne savons encore s'il est proche ou lointain.... Je verrai, selon les circonstances, les prétentions qu'on émettra....
Valemine. — Tu peux, dès maintenant.... Non?... Tu refuses de me donner une réponse positive?
Madame Armières. — Je refuse de subir celte espèce d'interrogatoire que tu mènes avec une obstination singulière. Tu ne l'as pas préparé toute seule. Je croirais plus volontiers que tu répètes une leçon apprise. Est-ce que je me trompe?... J'aime les situations franches. Tu le sais. Dis-moi la vérité. Qui as-tu vu? Qui le conseille?
Yalemine. — Maman, je ne peux rien ajouter à ce que j'ai dit.... Je.... Je n'ai rien à ajouter.
Madame Armières. — Alors nous reprendrons cefte conversation demain... après mes visites.
Vaiemi.ne. — Demain?... Oui, si tu veux... domain....
Fausse sorlic.
Madame Armières. — Où vas-tu?
Valentine. — Écrire.
Madame Armières — Des lettres? A qui?
Valentlne. — A personne. . . . Je terminerai mon crochet.
Enlrc Armières. Armières a une cinquantaine d'années. Très distingué.