‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 146 sur 170 · SCÈNE V MADAME AiniIÈRES, JEAN · texte numérisé non relu

SCÈNE V MADAME AiniIÈRES, JEAN

Madame Armières roiiyre l'album, en tire la photographie de son fils, va la regarder au jour. Puis elle ferme les veux ! <r Comment est-il aujourd'hui ? » paraît-elle se demander. Et à mi-voix el!e dit : « Jean )\ Elle se promène avec un peu d'agitation, va à la glace, arrange ses cheveux, etc.... Le timbre résonne, Madame Armières veut faire quelques pas, puis, très émue, est obligée de s'asseoir. Mais quand la porte s'ouvre, elle se lève. La bonne introduit Jean, Yingt-sept ans, peu élégant : entre Mme Armières et lui. aucune ressemblance. Ce sont deux étrangers en présence, fis se regardent. La bonne sort. Madame Armières attendait sans doute que Jean lui sautât au cou : elle avait ouvert les bras. Elle les laisse tomber et reste immobile, interdite. Un long silence pénible.

. Madame Armières, avec effort. — Jean!

Elle lui tend la main.

Jean, lui serrant la main mollement. — Madame!

Madame Armières. — Assieds.... Asseyez-vous.

Ils s'asseyent. Pause.

Jea>-. — On VOUS avait prévenu de ma visite? Madame Armières. — Mon notaire, liier.

Jean. — Je l'avais prié de vous écrire. Madame Armières, très troublée. — Vous êtes à Rouen... depuis longtemps?

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