ACTE TROISIÈME
sur vous et sur moi. (A Jean.) Vous voulez notre usine et ne pouvez donner la somme que nous en demandons, qu'il nous faut pour nos échiîances. Eh bien, prenez-là au prix que vous avez fixé. (A Armières.) Nos dettes, je les paierai avec ce qui me reste. Tout ce que j'ai, je le
donne. (Arrachant son collier de perles qu'elle jette sur la table.)
Et, si ce n'est assez de ma fortune, voici mon collier. Mes perles, mes bijoux, vendez-les, vendez tout.... Le dénuement, la misère, qu'importe, je les accepte, si
vous cessez d^ vous haïr. Un long silence, Madame Armières regarde son mari, son fds, Yalcntine. Ils restent immobiles, sans un élan qui les pousse les uns vers les autres.
Armières. — Eh bien, monsieur, vous avez obtenu ce que vous désiriez?
Jea>-, à madame Armières. — Je peux prévenir mes commanditaires?
Madame Armières. — Vous le pouvez.
Jean, (jui s'approche d'elle. — Je ne sais comment vous dire... Vous exprimer.... Je suis très heureux.... (Il est
près d'elli". Il hésite. Il va pour l'embrasser. Déjà elle ouvre les bras. Mais Armières est venu près de sa femme. Les regards des deux hommes se croisent. Jean s'arrête et s'incline simplement devant
sa mère.) Madame! (Il remonte, quand il est arrivé à la porte, il
appelle.) Valenline! Valentine va le rejoindre et sort avec lui.