‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 56 sur 170 · ACTE QUATRIEME. IH · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIEME. IH

Chauvelot. — Là... sur le trottoir.... M. Broquier.

Le Baron. — Le commissaire?

Chauvelot. — Oui.

Le Baron. — Est-ce bien lui?

Chauvelot. — Je le connais.

Brian>e assis. — Voilà !

Carrieu. — Tonnerre de tonnerre!

Vel'rettes pleurant. — MonDieu... moi... moi...

Dans le court silence qui suit, Vernières, livide, se détaclic du coffre-fort, il fait quelques pas en avant et s'appuie à la table.

Vermères à mi-voix. — Mcs enfants!

Il ouvre la bouche comme pour pousser un cri, étend les bras, chancelle et tombe comme une masse. On se précipite vers lui.

Tous. — Vernières... mon ami... sur une chaise.... Défaites son col.... 11 faudrait de l'eau.... 11 est évanoui Un médecin. (On défait son col. sa jaquette. Carrier

trouve un revolver dans sa poche et le met sur la table.) Un revolver ! Comment est-il ? Vernières, m'entendez-vous ; Vernières? (Silence.) Ah! Mon Dieu! On dirait Il est

mort !

Tous instinctivement s'écartent avec un cri. — Oh! Le Baro.n. — Chut !

Chauvelot. — Et le commissaire ?

Carrier. — Les papiers î

Klobb. — Nous n'avons plus le temps.

Le Baron. — Si.... Autour de lui.... Cachez-le....

(Les administrateurs entourent Vernières. Le Baron ouvre la porte du fond et appelle.) Jean : (paraît un garçon de bureau.) Un mOJl-

sieur va nous demander.... Retenez-le cinq minutes à

tout prix. (Le garçon sort, le baron se retourne vers les administrateurs.) Les papiers! (Il va au coffre-fort. Pendant qu'il l'ouvre, à Klobb.) Du feu, beaucoup de feu. (Klobb et Veureltes vont à la chemnice et là, à quatre pattes, aitiscnt le fou; le baron prend

des papiers qu'il donne à Carrier qui les passe à ^Klobb.) Tenez !

Tenez !

Klobb. — Nous n'aurons pas le temps de les brûler.

Yeurettes. — Si... si....

CARRIER. — Les rapports de l'ingénieur... les avezvous ?

Le Baron, prenant dans le coffre-fort, — Oui, les voilà. ChaUVELOT qui est près de la porte du fond. — On vient, On

parlemente.

Klobb. — Fermez la porte.... Deux minutes, encore deux minutes.

Carrier apercevant la lettre écrite par Vemières au syndic et qui est restée sur la table. — Ah ! la lettre (Il la prend).

Le Baron. — Eh bien?

Carrier montrant Yernières. — Dans sa poche — Oui... il se reconnaît coupable.... C'est lui seul, l'administrateur délégué qui a ordonné les achats.... Liisons qu'il l'a avoué devant nous. ^Prenant le revolver.) — Et qu'il s'est fait justice.

Le Baron, le retenant. — Qu'est-ce que vous voulez faire ?

Carrier. — Laissez-moi.

Le Baron. — Non, je ne veux pas. Je vous défends. Vous êtes fou. La lettre si vous voulez, mais pas de sang. (Ganier met la lettre dans la poche de Vemières. Chauvelol est allé fermer le coffre-fort.)

Chauve LOT à Klobb. — Vite.

Klobb. qui est toujours à genoux devant le feu avec Veurettes.

— Ce n'est pas fini !

Le Baron qui est remonté. — Le voilà ! Debout !

Klobb et Veurettes se relèvent. Comme ils ont les mains noires, ils les dissimulent dans la poche et se mettent devant la cheminée pour cacher les papiers qui brûlent. A ce moment le commissaire entre par le fond.

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