ENSEMBLE
Alphonsine. — Comment ! c'est toi.
Madame Folrnier, allant à sa rcnconire. — Attendez donc que je vous aide.
Alphonslne. — Et Julie?
Madame Roger. — Elle apporte le café.
Alphonsi.ne. — Et Rose?
Madame Roger. — Rose? Elle fait la vaisselle. FouR.MER, à Roger. — Vous ne vous asseyez pas?
Roger, s'asscyant devant le feu. — Si.
Marie. — Veux-tu ton grand fauteuil?
Roger. — Inutile, ma chérie.
Marie. — Approchex-vous du feu, monsieur André.
Fournie». — Non... merci.
La bonne a apporte le café, puis s'est retirée.
Madame Roger, à Marie. — Marie,... sers le café.... ToMK H. 7
«6 LE BIEN D'AUTRtJL
FoDRNiER, à Marie. — Vous aiderai-je ?
Marie. — Restez à votre place, s'il vous plaît.
Elle sert le café à Roger, Founiier, etc.... Pendant ce tacaps Alphonsine a ouvert une boîte de cigares, qu'elle a présenlée à son père et à Fournier. — René apporte les allumettes. — On est plein d'attentions pour Roger.
Roger. les pieds au feu. — Alil On est vraiment bien 1 A madame Roger.) Nous aurait-on surpris, hein ! ma bonne Marthe, en nous disaiat, il y a cinq mois seulement, que nous finitions si gaiement l'année 1
Madame Foer-nier. — La Fortune n'est pas toujours aveugle. Elle est entrée cette fois chez de brsves et dignes gens.
Roger. — Eh 1 eh I L'iiiver dernier, je me gelais dans mon grand diable de bureau, en alignant des chiffres.
FouRMER. — Ce que je redoutais pour vous, c'est l'excès de travail. Dix heures à l'usine ; trois ou quatre heures chez vous... c'était trop. Vous vous prépariez une bonne anémie cérébrale.
Madame Focrnier. — Mon neveu a raison. Vous vous surmeniez.
Roger. — Oui... peut-être.... Ah I ces nuits passées à établir des comptabihtés!... Mais quoi, il me fallait bien faire quelques besognes supplémentaires. Les trois cents francs que m'allouait M. Dirsher ne m'auraient pas suffi.
Madame Fuurnier. — Trois cents francs ! pour dii'iger une usine de cette importance I... Et après tous les services que vous lui aviez rendus!
Roger. — Ah I dame ! à la mort de son père, j'ai administré seul la maison. M. Dirsher n'entendait rien à la fabrication de la bière. Il n'avait jamais rais les pieds à l'usine. Si j'avais voidu barboter dans la caisse à cette époque....