‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 97 sur 170 · SCÈNE II ROGER, MADAME ROGER · texte numérisé non relu

SCÈNE II ROGER, MADAME ROGER

Madame Roger. — Qu'y a-t-il donc?

Roger. — Parbleu ! C'est l'argent d*Alphonsine qu'il convoitait.

Madame Roger. — AIj ! la malheureuse enfant!

Roger, après un silence. — Mais... ce n'est pas de lui qu'il s'agit, pour l'instant.

Madame Roger. — Tu m'as fait appeler.... Pourquoi?

Roger. — Ah! ma pauvre Marthe!

Madame Roger. — Eh bien?

Roger, après une longue pause. — Il faut que tu aies du courage.

Madame Roger. — Que se passe-t-il?

Roger, qui la tienl serrée dans ses hras. — NouS avonS SUbi

déjà bien des épreuves, ma pauvre vieille; la main dans la main, vaillamment, nous les avons toujours supportées, et quoi qu'il puisse arriver, n'est-ce pas, nous aurons la force d'en supporter de nouvelles ?

Madame Roger, très troublée. — Que veux-tu dire?

Roger, après une nouvelle pause. — Bas. — NouS sommes ruinés.

Madame Roger, qui ne comprend pas. — Quoi? Comment?

Roger. — J'ai donné, après votre départ, un de ces livres à Jeannette.... Elle y a trouvé un papier signé du cousin....

Madame Roger. — Ah! mon Dieu....

Roger, lui montrant le testament. — Déshérités!... Tiens.

Madame Roger, après l'avoir lu, tombe assise. — Oh! Roger, près d'elle, — Marihe, sois forte.... Oui... je

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