ACTE PREBIKH
Mathilde. — Mais si, nous devons aller, avec M. de Saint-R('gis, visiter la villa de Mme Joffre.
Madame Rey.naki). — Tiens.... Je l'avais oublié.
Irma. — Venez-vous vous habiller?
Madame Pieynard. — Il est neuf heures à peine.... J'ai bien le temps.... Vous sortirez ma robe grise.
Irma. — Oh I madame! H a plu. Mettez plutôt votre l'obe de laine.
Madame Uetnard. — Au fait... vous avez raison.... (Frina sort. A Mathilde.) Ton père ne tardera pas à rentrer.
Mathilde. — Le docteur l'attendait chez lui, à huit heures et demie . Papa et mon mari ont pris la voiture.
Madame Reyxard. — Je lui ai recommandé de rentrer vite. C'est sa première sortie. Qu'aura dit le médecin? Pourvu qu'aucun malheur ne menace Jean!
M.A.THILDE. — Mais non, père ne risque rien. C'est un coup de sang qu'il a eu le mois dernier. Voilà tout ; va, tu as été plus éprouvée que lui.
Madame Reynard. — Oui, je me croyais fichue avec mon foie malade. Mais ces deux mois passés à Vichy, en compagnie de Ternant, m'ont presque rétablie.
Mathilde. — Tu vois.
Madaïie Reynard. — C'est égal, je préférerais m'en aller la première....
L.\cre:st. — Toi? Ta es fraîche conrraie la rose.... Quand tu as ta robe claire et ton beau chapeau à fleurs, je suis sûr que les jeunes gens te suivent dans la rue. Ils te prennent pour une de ces demoiselles.
Madame REiNAnn. — Veux-tu te taire... grande bête....