SCÈNE II
Les Mêmes, ROUX
Roux entre par le Tond. — Toul le monde se lève. On l'cnloure.
Tous, vivement. — Eh bien ?
Mathilde. — Où est papa?
Roi-x. — Il est allé voir son collègue du tribunal de commerce, le président Bonnier. Il a voulu que sa première visite fût pour lui....
Laurent, Mathilde, Madame Reynard, ensemble. — Enfin, comment va-t-il? — Que vous a dit le docteur?
Roux, hochant la tète. — Ha ! (Mme Reynard et Mathilde restent interdites.) Oh ! ne VOUS désolez pas. Reynard n'est pas condamné. M. Arnaud m'a dit que son état n'empirerait que s'il avait de nouvelles attaques.
Madame Reykard. — Ce sont des épreuves bien dures que Dieu nous envoie. Jean ne sait rien au moins?
Roux. — Non, non. Le docteur n'a pas cru devoir l'alarmer tant qu'aucun péril immédiat ne le menace.
Mathilde. — 11 a bien fait.
Roux. — Je vous répète, belle-maman, qu'il ne faut pas vous inquiéter outre mesure. Avec des soins nous sauverons Reynard. J'aurai un entretien avec lui. Je tâcherai de lui faire comprendre qu'il a un absolu besoin de repos. Vous le lui direz, vous aussi.
Madame Reyinard. — Certes !
Roux. — Même il serait bon qu'il prit quelques distractions, qu'il voyageât.