ACTE TROISIEME
MoNSEiGMEDR. — Si fait, paiions-en au contraire. C'est grâce à votre libéralité que j'ai pu orner si magnifiquement la chapelle de Saint-Fructus, et la nappe d'autel que vous venez de m'envoyer est d'un point merveilleux. J'ai une dévotion particulière à ce saint. Je veux lui élever un oratoire. Nous donnerons à cet effet, le mois prochain, une grande fête de charité, à laquelle mon illustre ami Férillot prêtera son concours.
Léw. — Férillot de la Comédie-Française?
Monseigneur. — Oui. INous avons été ensemble au séminaire.
Entrent Sénart et Gerbier.
AsTRAUD. — Alil bonjour, monsieur Gerbier. (A Sénart.) Bonjour, mon cher député.
Gerbier, très distingué. — Je suis en retard. Des grévistes m'ont reconnu dans ma voiture. Ils voulaient dételer les chevaux. J'avais heureusement deux bêtes vigoureuses .
AsTRAUD, à Ferrier. — NouS voilà tOUS réunis.
Ferrier. — Oui... alors....
II fait un geste et s'assied.
FERRIER, ASTRAUD, DE RIOLS, MONSEIGNEUR DE BELMONT, LÉVY, SÉNART, BOUCHONNET, GERBIER, VIDAT;, MADAME ERRAZURA.
Un silence. Bouchonnet, qui est chauve, éternue. Il tire de sa poche une calotte noire.
Bouchonnet. — Vous permettez?
AsTRAUD, Toyant que personne ne dit mot, se décide à parler. —
Madame, messieurs.... Vous savez pourquoi nous nous