ACTE TROISIÈME
CoRviNo. — Monsieur le maire ! «
Ferrier, iVappant sur la table. — Mais j'en ai assez de la politique et des intrigues au milieu desquelles je me débats! J'en ai assez! Ne pouvoir rien dire ni rien faire sans songer à ses électeurs, se découvrir devant des imbéciles, distribuer des poignées de main à des sauteurs pour raccrocher des voix ; faire le pitre dans des réunions publiques, être engueulé; duper, être dupé, mentir, trahir, être trahi, et promettre, promettre, promettre des places, des emplois, des subventions, des secours, des faveurs, ne voir autour de soi que des appétits qui claquent du bec, j'en ai assez. Les journalistes, les gens d'affaires, les financiers, les courtiers électoraux, les candidats et les électeurs, je les ai assez vus! Ils me dégoûtent! Et quant à vous, vous allez filer si vous ne voulez pas que je vous flanque mon pied dans
le derrière. (Corvino s'enfuit éperdu. Ferrier tombe assis sur une
chaise. Par réflexion.) J'ai peut-être fait une gaffe!
ElDBAU.