‹ ThéâtreChapitre 167 sur 174 · ACTE QUATRIEME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIEME

pas cet entretien, je vous en supplie, séparons-nous.

A.\DRÉ. — Et cette idée de séparation ne vous révolte pas? Mais moi, je ne consens pas à ne plus vous revoir. Parce que vous êtes moins riche que naguère, je me tiendrais pour dégagé de ma parole? Comment me jugez-vous, Cécile? Croyez d'ailleurs qu'il ne s'agit pas d'une promesse faite et que l'on tient par probité. J'ai pour vous une affection que rien ne peut altérer.

Cécile. — Monsieur André....

André. — Ne rougissez pas, Cécile, car que votre père soit élu ou non, que le mien y consente ou qu'i' s'y oppose, je veux faire de vous ma femme, parce que je vous aime. Voyez, ils nous ont laissés seuls, ils poursuivent leur lutte en bas, autour de leurs urnes. Nul ne nous voit, ne nous entend. Refuserez-vous de le faire à votre tour cet aveu charmant que je réclame de vous ?

Cécile, à mi-voix. — André 1 (Brouhaha dans la coulisse.) Ce bruit....

AiSDRÉ. — Oui, j'entends....

Cécile. — Que se passe-t-il?

André. — C'est... c'est le résultat.

Cbcile. — Ah! mon Dieul

A.NDRÉ, remontant. — Il faut descendre.

Cécile. — Je me soutiens à peine.

André. — Cécile, soyez forte.

Cécile essaye de marcher, puis retombe assise. — Non... je

ne peux pas marcher.... Descendez seul. Je vous attends

A:<DRÉ. — Allons.

U remonte, il ouvre la porte du fond. Un bruit formidable éclate

Ferrier se précipite en scène et bondit sur sa fille qu'il embrasse. — Élu.... Élu.... Je Suis élu. Cécile, qui éclate en sanglots. — Oli ! papa Oh! papa!...

Claudia Ravaut est entrée.

Ferrier. — Ah! vous aussi, tenez, il faut que je vous embrasse.

Claudia. — Monsieur le maire....

Ferrier. — Oui, oui, tout de suite!

Il va à son bureau, prend dans son tiroir la lettre de Gucbriant qu'il remet à Claudia. Dans la coulisse une musique joue la « Marseillaise », qu'on entendra jusqu'à la fin de l'acte. Cependant la foule a envahi la scène. Les conseillers municipaux sont entrés les premiei-s.

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