L.VDRENT, — Bien portant comme tu l'es
Roux. — Vous nous enterrerez tous, beau-père.
L.vuREXT. — Et à quoi bon un testament? Nous nous serions toujours arrangés entre nous.
Reynard. — Possible que je vive de longues années encore.
Roux — Vous les vivrez.
Laurent. — Parbleu!
Reynard. — Mais possible que je m'en aille du jour au lendemain.
Roux. — Allons donc !
• Reynard. — Un accident est vite arrivé. On glisse dans un escalier, une voiture vous passe sur le corps... Enfin, je tenais à assurer votre avenir à tous.
Roux. — L'homme pratique reparaît.
Revnard. — Voici donc les dispositions que j'ai prises. (Laurent à Roux se penchent en avant d'un même mouvement.) Je vous laisse à tous deux la fabrique. Les bâtiments, l'installation, la marque vous appartiendront en toute propriété. (A Roux.) Vous avez touché la dot de ma fdle, cent mille francs. Comme il est probable que vous dirigerez seul la maison, que Laurent ne vous aidera en rien... (Mouvement de Laurent.) Je te connais... (à Roux.) Je vous dispense de rapporter ces cent mille francs à la succession ; autrement dit, malgré cette avance que je vous ai faite, vous aurez comme mon fds la moitié de la fabrique.
Roux. — Ah! beau-père!