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ACTE DEUXIÈME

Laurent, proiostani. — Oui... mais...

Revisard. — Jo te laisse à toi la maison de la rue de Lodi.

Laurent. — Pour ce quelle vaut !

Roux. — Une cinquantaine de mille francs (A Rcjnard). Et le surplus ? les titres? Cette maison?

Rey>'ard, — Cette maison? C'est la part de ma femme. Elle en jouira en qualité d'usufruitière.

Roux. — Elle nous reviendra donc, de droit, après sa mort ?

Reynard. — Oui.

Laurent, — Mais elle en touchera les revenus pendant sa vie. En sorte que si elle entend me faire payer un loyer?

Reynard. — Tu le paieras.

Roux (à Rcynard.) — Ma belle-mère, si le malheur voulait que vous nous fussiez enlevé, se trouverait' ici chez elle, et nous nous ferions un plaisir... Laurent. — Certainement.

Reynard. — Oh ! J e préfère que tout soit réglé par moi. Je lui laisse aussi, et en toute propriété mes titres.

Rocx, avec un haut-lc-corps. — Quels titres?

Reynard. — Eh bien mes rentes sur l'Etat, mes actions des Chemins de fer, des Docks, des Transports Réunis.

Roux . — Vos actions en totalité ?

Reynard. — En totalité.

RoDx. — Mais il y en a pour trois cent mille francs.

Reynard, reciiiiant. — Deux cent quatre-vingt-dix mille I

LvuRhNT, avec un cri. — Deux ceiit quatre-viiigt-dix mille !

Roux. — Deux cent quatre-vingt-dix mille francs et cette maison? C'est plus de la moitié de votre fortune que vous lui laissez.

REY>iARD. — Non... c'est la moitié.

RoDx, debout. — Mais c'est insensé.

Laurent, qui se lève ainsi que Reyuard. — Tu n'ypensespas.

REYNA.RD. — Pardon ! J'ai longuement réfléchi à mon testament, et je lai fait de la plus équitable façon. Ma femme a été une compagne dévouée, fidèle, elle a travaillé comme moi.

Roux. — Mais vous lui laissez plus que la loi ne vous le permet.

Reyxard. — Comment cela?

Roux. — Votre fortune est d'environ treize cent mille francs. Outre la maison de la rue de Lodi et la dot de ma femme, vous ne nous donnez à Laurent et à moi que la fabrique. Combien l'estimez-vous donc?

Reïnard. — Six cent mille francs.

Roux. — Elle ne les vaut pas.

Laurent. — Non. Elle ne les vaut pas.

Reynard. — Pardon, Marie m'a dit qu'en causant avec- elle la semaine dernière, vous aviez reconnu vousmême qu'elle les vaut.

Houx. — Paroles en l'air, vous savez bien qu'on ne nous en a offert que cinq cent mille francs.

Rey>ard. — Et nous ne lavonspas vendue, lestimant davantage. Je vous ferai observer ensuite qu'outre la fabrique et notre commerce, vous aurez toutes nos créances.

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