‹ ThéâtreChapitre 61 sur 174 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

RËYNABD, MADAME REYNARD, puis LAURENT, puis MATHILDE, ROUX, IRMA, puis ROUSQUET.

Reyiiard resté seul, s'appuie sur la table. Mme Reynard entre par la gauche. Elle est en nécfligc.

Madame Reynard. — Tiens! tu es rentré.... Mathilde n'est plus là, ni son mari? Ah! si je m'occupe encore d'eux.... J'ai eu une scène tout à l'heure, et.... Ah! çà qu'as-tu, toi aussi, à me regarder comme ça?

Reynard, il lui montre les lellres. Se contenant. — Tu connais ces lettres?

Madame Reynard. — Quelles lettres? (Les regardant.) Non.

Rey.nard. — Ah! tu ne les reconnais pas?

Madame Reyîîard. — Je ne les ai jamais vues.

Reynard. — Elles t'appartiennent cependant. C'est ton amant qui les a écrites.

Madame Reynard. — Tu es fou. Qui te les a données?

Reynard, — Peu importe. (Lui montrant uneleltre.j « Ma

chère Marie... » et c'est signé : Albert. Nieras-tu encore, dis, nieras-tu? (D'une voix étranglée.) Sale catin, va-t'en!... va-l'en retrouver ton banquier... Va te faire entretenir par lui.

Madame Reynard. — Ah çà, tu n'as pas fini de dire des grossièretés? Si tu perds l'esprit, je n'y peux rien moij

Reynard. — Va-t'en donc, ou je te gifle.

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