ACTE QUATRIÈME
Reynard. — Je voudrais voir qu'elle n'y renonçât pas •'t qu'elle me fit traîner en correctionnelle.
Roux. — Vous le verrez. Vous ne connaissez donc pas votre femme? Ne savez-vous pas à quel point elle est vindicative ? J'avais mes raisons en vous détournant du divorce. Je prévoyais une lâcheté de sa part, si on l'exaspérait.
Reynard. — Ne pas divorcer?... Quel autre parti prendre ? Que fallait-il faire enfin ?
Roux. ~ Fh!... u'abord ne pas menacer une femme qui a des armes contre vous. Puis, on ne divorce pas à soixante ans.... Bon, quand on a trente ans, cela, et sa vie devant soi. Enfin, on ne se lance pas dans un procès interminable quand il y a tant de façons de régler secrètement un différend familial, sans mettre une ville entière dans la confidence d'un tas de petites vilenies.
Reynard. — Tout cela, je me le suis dit ces jours derniers... mon avoué me l'a répété.... C'est même la raison qui a fait retarder l'envoi de la citation.... Nous reviendrons plus tard sur ce sujet.... Pour l'instant, il s'agit de la plainte qui est entre les mains du procureur. Vous allez voir ma femme. Elle est chez elle?
Roux. — Non. Elle est sortie.
Reyxarû. — Vous lui direz qne j'entends qu'elle fasse retirer cette plainte avant ce soir, sinon elle aura affaire à moi.
Roox. — Les menaces ne l'effrayeront pas. Reynard. — Priez, menacez, ordonnez, peu importe, mais obtenez qu'on me fiche la paix.
Roox. — J'avais songé à voir votre femme. Je l'atten-