‹ ThéâtreChapitre 78 sur 174 · ACTE QUATRIÈME. 1H · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME. 1H

n'aurais jamais songé à divorcer, toi... Tu aurais crié d'abord, lu m'aurais battue peut-être, puis tu aurais pardonné et oublié... car tu es bon, au tond.

Reynard. — Alors, c'est ton dernier mot : restitution des lettres, pas de divorce, et^on>etire la plainte?

Madame Reynard. — Ouï... il va sans dire aussi que... (Pauso). Je me méfie de Laurent et de Matbilde aujourd'hui... Se méfier de ses enfants! c'est dur. Enfin! Tu m'avais promis plus d'un demi-million. Je ne suis pas exigeante, je me contenterai de la moitié, versée de la main à la main.

Reynard. — Ab!... non... par exemple., non... Et le testament?

Madame Reynard. — Un testament est toujours révocable. On m'a renseignée. Or, je suis payée pour connaître Matbilde, Laurent et Roux, Ils te travailleraient souraoisement, et si le malheur voulait cpie tu partes le premier, je me trouverais sans le sou.

Reyhard. — Je te laisserai peut-être quelque chose, mais jentends disposer à mon gré de ma fortune!... j'ai apiris à te connaître, moi aussi, et pour être sûr de toi, 1 l'avenir.

Madame Reyxard, debout. — Non... c'est à prendre ou à laisser

Revnaid, furieux. — Comment I C'est toi qui me dictes des condtions à présent?

MadameReynard. — Je prends des précautions, voilà

tout.

Reynard, criant et frappant sur la lablc. — Non... je n'en / passerai pis par là... Je serais trop stupide... .\h ! non... non., non... non.

112 , L'ARGExNT.

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