ACTE QUATRIÈME
Roux. — Ça dépend de lui seul.
Mathilde. — Alors, tu l'éviteras. Je n'entends pas, par ta faute, perdre ma situation mondaine.
Roux. — Il s'agit de votre femme, beau-père, songezy bien... et de notre fortune aussi.
Laurent. — Puisqu'on t'offre un moyen honorable de sortir d'embarras.
Roux. — Vous n'avez qu'un mot à dire : plus de divorce, plus de procès, nous retrouvons notre sérénité. Vous avez besoin de repos. C'est dans votre intérêt même que je parle, beau-père, comprenez-le. Et pourquoi. Jeter le trouble dans notre famille, la désunir? Il faut savoir se sacrifier parfois. La haine est mauvaise conseillère, il est indigne de vous, de vous montrer sans pitié. Votre femme se repent. J'en jurerais. Reprenez-la, vous accomplirez ainsi une action vraiment belle, car vous mettrez en pratique le conseil qui nous a été donné à tous d'oublierles injures et de pardonner les offenses.
ReyNARD, qui se débat. — Ail!
Mathilde. — Et quand tu aurais des reproches plus graves encore à faire à maman, elle n'en est pas moins ma mère... elle a toujours été très bonne pour nous... (A Laurent.) N'est-ce pas?
Laurent. — Toujours.
Roux. — Allons, un bon mouvement, que diable !