‹ ThéâtreChapitre 98 sur 174 · UN JARDIN · texte numérisé non relu

UN JARDIN

A droite, une villa, avec un perron où on accède par un escalier

de trois ou quatre marches.

La scène est pleine de monde : messieurs, dames, jeunes fllles.

Cris, rireS; conversations particulières.

Divers. — Vous partez? — Ce déjeuner était excellent. — Où est M. le maire? — Je dois être en ville à quatre heures. — Au revoir, madame. — A demain, chère madame. — La campagne électorale est ouverte. — On a donné des réunions. — Croyez-vous que les ouvriers fassent une liste? — Certainement, Maréchal se présente. — Mademoiselle Yvonne? — Je n'étais jamais venu chez le maire .— Sa propriété est très Ijelle. — Mais que fera le préfet? — Le préfet? C'est un àne. — Le secrétaire général est un malin. — Les élections municipales? Le premier dimanche de mai. — Et s'il y a un ballottage? — Le second tour? Le dimanche suivant. — 11 y a eu assez de scandales à Salente.

Cette fois nous avons un maire honnête homme. — El très intelligent. — Quel âge a-t-il donc? — Cinquante ans, je crois. — A peine.... Sa fille a Tingt ans. -^ Klle est charmante. — Elle se mariera bientôt. — Oui, avec un homme politique. — Je vous dis que ce préfet est un âne.

Yvonne, à André de Riois. — Monsieur André, voulezvous me cueillir cette branche de lilas?

André, qui causait avec son père. — Avec plaisir,, mademoiselle.

GiDOJv, appelant. — Martin I •

AsTRAUD, au marquis de Riols. — Monsieur le marquis, j'ai reçu hier la visite de votre protégé. 11 ne sera pas poursuivi. J'ai déchiré le procès-verbal. Mais il avait donné un rude coup de poing à l'agent.

De Riols. — Il était ivre. C'est un pauvre diable auquel je m'intéresse et qui ne trouve pas de place.

AsTRAUD. — Vraiment? Vous vous intéressez à lui? Qu'il revienne me voir. Je le ferai entrer dans la police.

GiDON. — Martin?

Yvonne, à André qui lui a donné la branche de lilas. — Merci,

monsieur André.

MaRTIiN, venant à Gidon. — Que veux-tu?

GiDON. — Tu flirtais dans quelque coin? Viens....

Martin. — Mais....

GiDON. — Viens. Tu retrouveras la dame ou la demoiselle.... J'ai à te parler d'affaires sérieuses... du maire et des élections.

Ils remontent. Les divers groupes se sont éloignés en causant. Cécile, madame Astraud, madame Gidon, madame Tardieu sont entrèos. Cécile leur fait visiter la propriété.

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