CATHERINE, LEFEBVRE, FOUCHÉ, JASMIN, DE BRIGODE, LE CHEVALIER
Jasmin-, annonçant. — Monsieur de Brlgode, chambellan de Sa Majesté !
Cathkkine. — Nous y v'Ià !
Lefebvre monte au-devant de lui.
Corso, reparu, s'approche de Fouché. Bas. — M. de Neipperg- vient de rentrer au palais en secret, et, dans ce moment il est chez M°" de Bulow.
Fouché. — Bien ! Allez !
Iîkigook, après un salut échangé avec Lelebvre. — Monsieur le maréchal, au nom de l'empereur, j'ifivite madame la duchesse de Dantzio- (n la salue profondément.) à vouloir bien se rendre sur-le-champ chez Sa Majeslé.
Gatherink. — L' temps d' prendre un' pelisse et j'y vas!
Brigode s'incline et remonte au fond, où il salue Duroc, et Junot, puis disparaît.
Lefebvre, à Catherine. — Elles auront tout dit à l'empereur avant ton arrivée.
Fouché. — Et, comme il est déjà de méchante humeur...
Catherine. — A cause?
Fouché. — D'une scène très vive, cet après-midi, chez l'impératrice.
Catherine, saisie, s'arrête court. — Ah ?
Fouché — Celle-ci en était encore toute frémissante au moment. du concert.
Catherine, à elle -mémo. — Bon Dieu ! Cette femme de Neipperg-, ceseraitelle ■?...(A Lefebvre.) Neipperg est parti, n'est-ce pas"?
Lefebvre. — • Depuis longtemps. Pourquoi '?
Catherine. — Pour rien ! (A Fouché.) Bonne nuit, monsieur le duc !
Fouché, s'inclinant de loin. — Mille grâces !.. (A lui-même.) Mais je crois que, cette nuit, nous ne dormirons g"uère.