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Scène III

CATHERINE, MORTEMART, LAURISTON et SAINT-MARSAN, au fond

Catherine, à elle-même. — Il a raison; y n' peut rien !... Si j' pouvais seurment aviser Neipperg' que j' suis encore là ! Il comprendrait ben que j' travaille pour lui ! (Dans un regard au groupe des officiers, elle aperçoit son manteau sur le guéridon.) Son manteau !... (A Saint-Marsan.) Pardon, excuses, capitaine. Vous qu'avez été assez honnête, tout à l'heure, pour me donner ma pelisse, voudriez-vous passer à M. de Neipperg^ son manteau, qui doit lui faire faute ? Car il fait froid, ce matin.

Saint-Marsan. — Vous avez raison, madame, et je m'en veux de ne pas y avoir pensé !

11 prend le manteau, et entre à droite, en laissant la porte ouverte derrière lui : de loin, Catherine a suivi le mouvement et regarde.

Catherine, à elle-même. — Il n'a pas seulement levé les

yeux. Il pense à l'autre ! Ah ! le v'ià debout !... Quoi ?

Qu'est-ce qu'il s'est donc fig-uré? Qu'on venait le chercher

pour?... Pauv' g-arçon ! Cette fois, j'ai idée qu'il m'a vue!

Saint-Marsan reparait.

. Saint-Marsan. — Madame, M. de Neipperg- a compris que, cette attention, c'est vous qui l'avez eue. Voyez ! il vous remercie du g-este...

Catherine, émue. — Oui !... (Elle lui envoie un salut de la tête, en essayant de sourire, puis redescend d'un pas, pendant que Saint- Marsan referme la porte. A elle-même.) Au moins il saura qu' ses amis n' l'abandonnent pas

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