Scène VII
FOUCHÉ, CATHERINE, SAVARY, puis LEFEBVRE
Savary, accourt, essoufflé. — L'empereur n'est pas là?
Catherine. — Non, m'sieu le duc !
FoucHÉ, se retourne et, de sa plume, montre la porte du deuxième plan. — L'empereur est dans sa chambre.
Savary, inquiet, à mi-voix. — Ah çà ! qu'est-ce qui se passe? Pourquoi m'appelle-t-on ? (.\ Fouché.) Le savezvous ?
FoucHÉ. — Gomment le saurais-je, si le ministre de la police l'ignore ■? J'ai entendu parler, vag-uement, de Neip-
perg--"
Savary. — Neipperg- ! C'est <le l'histoire ancienne. Il est loin !
FoucHÉ. — Eh bien, dites cela à l'empereur, tenez ! Ça lui fera plaisir.
Savary. — Il en doute ?
FouCHÉ, qui s'est remis à écrire. — Peut-être !
Savary. — Bon ! Ce n'est que cela ? Je vais le rassurer !...
Il se dirige vers la porte de l'empereur, au moment où en sort Lefebvre.
Lefebvre. — Ah! Savary ! Enfin ! Entrez vite ! L'empereur est très irrité de votre retard.
Savary. — Je vais le calmer d'un seul mot !
FoucHÉ, à lui-même, tandis que Savary disparait. — Oui ? Je regrette de ne pas être là!
. Scène VIII