Scène XIV Les mêmes, LEFEBYRE puis SAVARY
L'Empereur. — Vite ! Un homme à cheval ! Je fais grâce !
Lefebvke, douloureux. — Hélas ! trop tard, sire ! Maintenant, tout doit être fini !
Savary, entrant par la même porte, empressé et content de lui. — Oui, oui, c'est fait !
Cathkkixe. — Ah !
Elle tombe assise sur le canapé, pleurant silencieusement, sa main dans celle de Lefebvre, qui est venu à elle.
Savary. — Votre Majesté est veng-ée !...
L'Empekelr, avec violence. — Et qui vous dit que je veux l'être ?...
Savary, déconcerté. — Quoi?
L'Empereur. — Cet homme est innocent !
Savary. — Je ne savais pas !
L'Empereur. — Vous ne savez jamais rien !
Savary, reculant. — Sire, vos ordres, et le zèle...
L'Empereur. — Vous n'êtes zélé que pour ces choses-là, et toujours trop pressé ! Témoin le fossé de Vin-
cennes
Savary. — Sire, ce que je viens de faire... L'Empereur. — Est stupide ! Et ce n'est pas Fouché qui l'eût fait.