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Scène III

STREPSIADE, CLEOPATRE, se dégage du tapis, à demi,

puis tend la main à l'intendant.

Cléopâtre. — Ton poig-nard ! (L'intendant lui tend son poignard, avec lequel elle achève de couper ses liens. Bas, à l'intendant.) Personne n'a rien soupçonné ?

Strepsiade. — Personne.

Cléopâtre. — Antoine ?

Strepsiade. — Il va venir.

Cléopâtre. — Octavie est ici ?

Strepsiade. — Oui, reine.

Cléopâtre. — Ceci est leur log'is ?

Strepsiade. — Depuis ce matin !

ClÉopatre, trouvant sur le lit un miroir d'argent. — Depuis ce matin ? Ou depuis hier ?

Strepsiade, hésitant. — Depuis l'heure de la sieste... ClÉopatre. — Ah ! maudits !

Strepsiade. — Reine !

ClÉopatre, vivement. — Ecoute !

Antoine, au dehors. — Ah! g-loire aux dieux ! ClÉopatre. — C'est lui !

Strepsiade, venu à la tenture. — Avec elle ! ClÉopatre. — Enfin, je vais donc la voir ! Antoine, gaiement. — La belle nuée d'oiseaux d'Egypte! (On soulève devant lui les rideaux de la baie.)

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