SCENE X JULES, RIBALIER
Ribalieb, ôtant le bouton de rose de son chapeau et le jetant sur la table. — Quelle affaire !
Jules. — Est-ce que vi-aiment, mon oncle, vous n'avez jamais touché une épée?
Ribalier. — Jamais.
Jules. — Mais il va vous embrocher !
Ribalier. — Eh bien ! il m'embrochera, que veux-tu que je fasse?
Jules. — Aussi vous mettez les boutons de rose à un drôle d'endroit !
Ribalier. — Ce satané bouton ! Je ne sais pas comment il était là.
Jules. — Soyez calme, je vais arranger les choses gentiment.
Ribaliee. — Oui, n'est-ce pas? Tâche d'arranger ça. C'est trop bête I
Jules (1). — Je cours vous chercher un second témoin.
Ribalier. -^ Hein? un témoin...
Jules. — Sans doute, pour le duel.
Ribalier. — Oui, j'entends, pour le duel.
JuLE.s. — Oh ! un témoin solide, un vieux
(1) Ribalier, Jules.
troupier qui ne badine pas... N'ayez pas peur. Morljleu : si Brochard reculait, nous le forcerions bien à marcher.