LES PRÉCÉDENTS, HORTENSE, CHAMORIN
HoRTENSE, entrant la première. — Pardon, messieurs...
RiBALiER, bas, à Brochard. — Du monde, plus tard.
HoRTExsE. — Nous venons vous faire nos adieux... {A Chamorin resté dans le corridor.) Entrez, monsieur, je vous le permets.
Chamorin, entrant. — Oui, nous partons.
L'omnibus est en bas... Nous allons à Bourges. {Il va serrer la main de Brochard et cause bas avec lui.)
HoRTEXSE, bas, à Ribalier (1). — Adieu, Camille... (Elle lui montre la bague quelle a à son doigt. ) Je la porterai en souvenir de vous.
Ribalier. — Comment ! vous avez ma bague?... Qui vous l'a donnée?
HoBTEXsE. -- Vous, ingrat ! {Elle remonte au fond. Ribalier l'accompagne.)
Brochabd, haut, continuant sa conversation avec Chamorin. — Alors, c'est madame votre épouse...?
Chamorin. — Comme j'ai l'honneur de vous le dire.
Ribalier, redescendant, à part. — Voyons, je n'ai pas rêvé !
Chamorin, à Brochard. — Hélas I j'étais au comble de mes vœux, j'allais plaider, si je n'avais pas fourni une arme à ma femme.
(1) Brochard. Chamorin, madame Chamorin, Ribalier.
HoRTENSE. — Monsieur Chamorin !
Chamorin. — J'y vais... {A Brochard.) N'importe, les convenances ne me défendent pas de donner une poignée de main silencieuse àl'homme qui s'est dévoué. (// s'approche et serre longuement la main à Ribalier stupéfait; puis, il remonte prè^- d'I/oriense.) Voilà ! On ne dira pas que Ciiumorin est un ingrat.
Ribalier. — Quelle est encore cette farce?
Brochard, souriant. — Ah! ça, on s'est donc moqué de moi?