LES PRÉCÉDENTS, VALENTINE, JULES, PUIS PUTOIS ET FRANÇOISE
Valentine, entrant ■gaiement. — Eh !^mon ami, on ne donne pas les femmes à garder. Les femmes se gardent toutes seules.
Brochard. — Ah ! j'aime mieux ça, j'aime mieux ça... Monsieur et madame Chamorin vont prendre le café avec nous, avant de monter en voiture.
HoBTENSE. — Volontiers, monsieur.
Chamorin, bas, à Brochard. — J'ai mon plan, je la pincerai à Bourges. (Tout le monde s'empresse autour de la table, pendant que Putois et Françoise entrent pour servir le café.)
Ribalier, bas, à .Jules. — En voilà une farce, et ce pauvre Brochard qui gobe ça !... On a donné la bague à Hortense... Merci de l'invention, mon petit 1
Jules. — Mais pas du tout, mon oncle 1 Je n'ai rien inventé. ,
Ribalier. — Allons donc ! Tu ne diras pas qu'Hortense... Je la connais, parbleu !
Jules. — Dame ! si ça peut vous faire plaisir, croyez ce que vous voudrez.
Ribalier, triomphant. — Eh ! je sais ce que je sais... Pauvre Brochard !
Brochard. — Valentine !
Valentine. — Jlon ami?...
Brochard, lui attachant au corsage le bouton de rose. — Je vous le rends. (Des voix, des rires éclatent au dehors. Françoise ouvre la fenêtre toute grande, et l'on aperçoit l'enseigne, la tête de cerf très cornue.)
Ribalier. — Quel est ce bruit? Qu'y a-t-il? Françoise, à la fenêtre. — C'est monsieur Gaillardin qui a fait son envoi.
Brochard, avec éclat. — Les chapons I Putois, ouvrant la porte. — Les voilà ! (Entrée comique de six marmitons chargés de mannes couvertes de chapons. Tous les personnages se groupent autour des mannes.) Tous. — Les voilà ! les voilà !
Ribalier, se jetant dans les bras de Brochard. — Ah ! mon ami, les chapons sont arrivés ! Brochard. — Oublions tout.
Ribalier. — Honneur et prospérité au Grand- Cerf !