‹ ThéâtreChapitre 134 sur 151 · GI · texte numérisé non relu

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de vue trop diiïéreiits.Jamaisnousn'admettrons qu'on condamiuî une œuvre, parce que l'héroïne est une femmo adulli-re, au lieu d'être une bigame. Dans ces conditions, il n'y a qu'à remercier les Anglais d'avoir fait à nos artistes un accueil si flatteur; mais il n'y a pas à vouloir profiter une seconde des jugements qu'ils ont pu exprimer sur nos œuvres. Les points de départ sont trop diiïérents, nous ne pouvons nous entendre.

Voilà ce que j'avais à dire, d'autant plus qu'un de nos critiques déclarait dernièrement. qu'il s'était beaucoup régalé d'un article paru dans le Times contre le naturalisme. 11 faut renvoyer simplement le rédacteur du Times à la

lecture de Shakspeare, et lui recommander le Volpone, de Ben Jonson. Que le public de Londres en reste à notre théâtre classic]ue et à notre théâtre romantique, cola s'explique par l'impo.ssibilité où il se trouve de comprendre notre répertoire moderne, étant donnés l'éducation et le milieu social anglais. Mais ce n'est pas une raison yionv que nos critiques s'amusent des plaisanteries du Times sur une évolution littéraire qui fait notre gloire depuis Diderot.

Quant au rédacteur du Times, il fera bien de méditer cette pensée : Les bâtards do Shakspeare n'ont pas le droit de se moquer des enfants légitimes de Balzac.

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