LES MÊMES, MADAME VAUSSARD
Madame Vaussabd, sut- le seuil de la porte, à part. — C'est cela, la pendule est sur la cheminée... Quelle gueuse ! (Arrêtant Isaac sur le bord de la scène (2). Je pense que, devant la profonde affliction qui me menace, vous ne faites plus aucune difficultépourle renouvellement des billets.
Isaac. — Aucune, en effet, madame... Nous ajouterons les petits intérêts d'usage.
Madame Vaussard. — Et vous me prêterez trois nouveaux mille francs.
(1) Cliarlotte, Chapuzot, madame Fiquef, Rabourdin. Mourgue, Isaac
(2) Chapuzot, Charlotte, madame Vaussard, Isaac; et, dans le fond, madame Fiquet et Mourgue, derant le lit où Rabourdin est couché.
LES HERITIERS RABOURDIN
IsAAc. — Oui, je pense pouvoir les prêter... J'irai voir votre mari.
Madame Vaitssard. — Inutile, il travaille, vous le dérangeriez... Revenez ici dans une heure. J'aurai les papiers nécessaires. (Elle remonte et l'accompagne jusqu'à la porte. Isaac sort.)
Charlotte, qui a entendu, tout en feignant de s'occuper de Chapuzot. — Trois mille francs, juste ma dot !
MouRGTJE, toujours devant le lit. — Oui, mon ami, tournez-vous du côté de la ruelle, tâchez de dormir. (Il descend. Madame Vaussard s'approche.)
Madame Fiqijet, descendant la scène, bas à Mourgue. — Un faux espoir, n'est-ce pas? la dernière lueur de la lampe près de s'éteindre?
MotJEGUE. — Sans doute. Je reviendrai, dans la soirée, s'il le faut... (Il monte au fond prendre son chapeau et redescend vers Chapuzot. Charlotte est devant le lit. Madame Vaussard et madame Fiquet sont à droite, à V avant-scène, où elles échangent des regards terribles.) Chapuzot, vous de^Tiez aller vous coucher.
CHAPrzoT. — Eh ! non, fichtre ! on ne m'éloignera pas... Je consens à prendre l'air au jardin, mais c'est tout.
Mourgue. — Eh bien ! venez au jardin. {// veut lui donner le bras.)
Chapuzot, se débattant. — Laissez donc, je vous porterais, si je voulais. {// est pris d'une crise et manque de tomber. Mourgue l'emporte.)