SCENE IV LES PRÉCÉDENTS, CHAMORIN
Chajiorin (1), entrant par la gauclie, et accrochant la clef de sa chambre. — Tiens, ma femme n'est pas encore descendue... (Il s'approche et salue Ribalier.)' Monsieur..., votre santé est bonne, ce soir?... On vient de ni'apprendre que notre couvert est mis dans le petit cabinet. Nous sommes-donc chassés de la grande salle?
Ribalier, très poliment. — Je vous prie d'agréer toutes mes excuses, monsieur... Oui, nous avons un repas de corps. Les officiers du 207« offrent un dîuer d'adieu aux officiers du 178«. Et la maison est un peu en l'air.
Chamorin. — Oh 1 les officiers, quels charmants compagnons 1 Nous les adorons, monsieur.
(1) Chamorin, Ribalier, Valentine.
RiBALiER. — Nous allons en avoir soixantedix à tablf.
Chamorix. — Soixante-dix 1 Ma femme et moi, nous les adorons!... (Valenline s'échappe tout doucement par le fond, en voyant que Riba- Ucr ne fait plus attention à elle.) A propos, je suis ravi. Ala femme, vous savez?
RiBALiER. — Votre femme?
Chamorin. — Jesuis une piste, oh'.unepiste... Cette fois, je n'ai qu'à allonger la main. Je laisse mûrir... Je la pincerai quand il me plaira.
RiBALiER. — Tant mieux ! tant mieux !... (// s'aperçoit que Valenline n'est plus là.) Eh bien, elle est [larlic ! Encore \ine fugue !
Chamorin, le retenant. — Il faut que je vous raconte ça.
RiBALiER, se dégageant. — Je suis occupé. Lâchez-moi donc ! C'est insupportable ! (Il sort par la gauche.)
Chamorin. — Je la pincerai ! je la pincerai i