SCÈNE XII
JULES, RIBALIER, UN LIEUTENANT, VALENTINE, puis PUTOIS
Ribalier, amenant Jules par la gauche. — Dis-moi le nom de ce capitaine.
Jules. — Quel capitaine?
RiBALiiîR. — Le capitaine qui cause là, avec Valentine.
Jules. — Le lieutenant... Je ne le connais pas.
RiBALiBE. — Non, le capitaine... (Regardant, stupéfait.) Ce n'est plus le même, elle en a deux I
Jules. — Ecoutez.
Le Lieutenant, à Valentine. — Vous vous souvenez. Tiline...
lilBALlEB. — Trtine ! (Jules le fait taire.)
Lk Lieutenant. — C'était l'hiver dernier...
\ ALEXTINE. — J'avais iiour, il faisait si noir !
(I) IlibalicT, le c.ipltalno, Valentine.
LE BOUTOX DE ROSE
Le Liectesaxt. — Notre baiser me brûle encore les lèvres. {Il continue à lui parler et remonte ai'ec elle vers le fond.)
RiBALiER. — Les lèvres !... Eh bien ! de mieux en mieux : L'autre, ce n'était que les cheveux, au moins : Mais elle connaît donc toute l'armée?
Jules. — Comment! vous vous fâchez? Vous êtes jaloux?
Ribalier. — Moi, jaloux ! Elle n'est pas ma femme. Dieu merci !.. Seulement, c'est vexant d'être trompé. .
Putois, entrant. — Monsieur, ils en veulent encore !
Ribalier, à Jules. — Attends-moi. Ne la perds pas des yeux. Je reviens. [Dès qu'il est sorti. Jutes ca à la porte de droite et introduit un sergent. )
Jules, au sergent. — Vous avez compris? C'est une farce à un bourgeois. (Le sergent cligne de l'œil et s'approche de Valcntine qui est redescendue à r avant -scène, à droite. Jules sort. Ribalier parait, poussant devant lui Putois, chargé de bouteilles de Champagne. Putois traverse et s'en va par le fond. ) >;- ;'^''' ■,; ^•:j ^ .-(■y'--,- ^ ■. - ,; .