SCENE XI
JULES, VALENTINE, puis UN CAPITAINE, PUIS RIBALIER. Pendant la scène, le café, au fond, se garnit de consommateurs, tous militaires.
Valextint;, regardant Ribalier s'éloigner, à Jules. — Eh bien, allez donc '.
Jules. — Attendez... (// va dans le fond, échange un salut avec un capitaine qui entre.)
Valextixe, assise au bureau. — Ah ! monsieur Brochard, ahl monsieur Ribalier, vous gardez les femmes !
Le Capitaine, qui s'est approché, souriant. — Mademoiselle...
Valentine, souriant, d'une voix rapide. — Ne vous excusez pas, monsieur, je vous en prie. Vite, à votre rôle !... Attention ! (Ribalier rentre, poussant devant lui Putois, chargé de bouteilles de Champagne. Putois disparaît immédiatenumt dans le café.)
Ribalier (1 ), dans le fond, à part. — Le capitaine !... Mais il n'a pas trente ans I Ah 1 la menteuse !
Le Capitaine. — Chère Valentine...
Ribalier, à part. — Il a dit : Chère Valentine...
Le Capitaine, continuant. — Vous êtes coiffée à ravir, ce soir. Si nous étions seuls, je vous demanderais une faveur.
Valentine, minaudant. ■ — Laquelle, Ferdinand?
Ribalier, à part. — Ferdinand !
Le Capitaine. — Vous me l'avez déjà accordée une fois... Un baiser sur vos cheveux.
RrBALiEE. — Ah ! mon Dieu !... Il faut que je sache le nom de ce militaire. Où est Jules? Où est Jules? (Il sort par la gauche. Valentine et le capitaine le regardent s'éloigner en riant. )
Le Capitaine, s'inclinant. — Mademoiselle...
Valentine. — Merci, monsieur. (Le capitaine sort, un lieutenant entre et s'approche de Valentine qui s'est levée.)