SCÈNE IV
Les Mêmes, LE COLONEL WLADIMIROF
ANDRÉ BOLESKI, au colonel.
Drewics, n'est-ce pas? qu'on me Tamène à TinslanL
(Le colonel Wladimirof sort. — A Rhodzko.) Je pCnSC, MonsieUF,
que je n'aurai pas à vous revoir.
Que Votre Excellence me pardonne ! Il me reste à lui communiquer les instructions relatives au plan de campagne. Tant que la volonté de Fimpératrice ne sera pas connue, vous seul commandez, Monseigneur.
ANDRÉ BOLESKI
C'est juste. J'écoute.
(Il s'assied dans le fauteuil. Rhodzko déploie une carte sur la table.) RRODZKO
On nomme cet endroit le carrefour Pruzani. Vous n'aurez pas besoin, je pense, de jeter les yeux suç la carte, le pays vous est familier. D'après les rapports d'espions, les insurgés se rassembleront au nombre de mille à peu près, demain, vers minuit, à Pruzani. Ils espèrent opérer leur jonction avec leurs complices du Palatinat. Deux chemins s'offriront à eux; l'un, vous le savez, traverse la plaine découverte, où leur marche serait aisément signalée; ils ne. le choisiront pas; l'autre, moins direct, s'enfonce dans la forêt très épaisse, très obscure; ils le préféreront. Vous connaissez cette forêt; on y trouve des vallons, des gorges, disposés à souhait pour des embuscades. Vous avez trois mille hommes. Les rebelles seront écrasés, sans même avoir pu combattre.
ANDRÉ BOLESKI
guet-apens monstrueux! Pas un Polonais n'en sortirait vivant!
LES MERES ENNEMIES 2oT
RIIODZKO
C'est ma conviction.
ANDRÉ BOLESKI
Et tu avais espéré que je tendrais à mon fils cette épouvantable embûche !
RHODZKO
J'espère encore que vous ferez votre devoir.
ANDRÉ BOLESKI
Ce devoir n'est plus! — Tiens! voici ma délivrance.