SCÈNE IX
LAZARE, Un Colonel, Un Lieutenant
LAZARE, allant à eux.
Vous, citoyens?
LE COLONEL
Vous devinez sans doute le motif qui nous amène?
LAZARE
Non, colonel.
(Le colonel et le lieutenant se regardent avec étonnement.) LE LIEUTENANT
Le capitaine ignore peut-être encore ce qui s'est passé?
LAZARE, baissant la tête.
Ce qui s'est passé? Je ne l'ignore pas. (A part:) Déjà!
LE COLONEL
Nous étions auprèsdu commandantde place, lorsque... (Lazare tressaille.) En uu mot, citoycn, le malhcur qui frappe un des meilleurs officiers de la République a profondément ému ses compagnons d'armes. Ils se sentent outragés en lui ; nous avons été choisis pour l'aider à obtenir la réparation qui lui est due.
LAZARE, à part.
Je n'avais pas pensé à cela !
LE LIEUTENANT
En considération de la gravité de l'injure^ le commandant de place autorisera sà!ns doute une rencontre.
LE COLONEL
Faites-nous donc Thonneur de nous accepter pour seconds.
LA7ARE
Je vous remercie, citoyens, vous et nos camarades.
LE COLONEL
Vous n'avez aucune recommandation particulière à nous adresser, en ce qui concerne le choix du lieu, Theure et les armes?
LAZARE
Je m'en remets à vous, citoyens.
LE COLONEL
Nous allons donc nous rendre sur Theure auprès du capitaine Martian Fabert. A bientôt, capitaine. Le bon droit est de Votre côté, vous serez vengé.
LAZARE
Il faut que je le tue, maintenant!