SCÈNE VII LAZARE, ANTOINETTE
Sabine !
(Antoinette est entrée par le fond, et s'assied sur une des chaises près de la porte.)
ANTOINETTE
J'ai fait ce que vous avez voulu. Il est sauvé.
LAZARE, sautant vers la fenêtre, avec un cri de .joie.
Oui! oui! les rangs se confondent! Je le vois! H
s'éloigne ! (Il jette son pistolet et court à Sabine.) CommC tU aS dû
souffrir! Et moi qui t'accusais d'avoir manqué de courage ! Ah ! je t'aime ! je t'aime ! (Il lembrasse, joyeusement, à plu.
sieurs reprises.) Mais, dis-moi, parle, tu es donc arrivée au moment où on allait le tuer ?
ANTOLVETIE
Je suis allée d'abord chez le commandant.
LAZARE
Oui ! h'iei^ ! C'était cela qu'il fallait faire. Et lecommandant? Qu'a-t-il dit?
ANTOINETTE
Je crois qu'il a souri.
LAZARE
Oh!
ANTOINETTE
Et il m'a chargée de porter le contre-ordre, pensant, a-t-il ajouté, que le message me serait agréable.
LAZARE
Tajs-toi ! Tais-toi ! Tu me tues !
ANTOINETTE
Lazare !
LAZARE, avec désolation.
Hélas ! je Tépouvante au lieu de la consoler ! (sefforçant de
chasser la pensée qui l'obsède :) Ne pCUSOnS qu'à UnC chose. Il
est sauvé. Martian! Cher Martian! A présent, c'est ma joie qui t'offense.. Ma joie ! Mon Dieu! Mon Dieu! Ahl pleure dans mes bras, ma femme!
SCExNE VIU
Les Mêmes, Le Fourrier
le fourrier On demande à vous parler, capitaine.
LAZARE
Qui donc ?
LE FOURRIER
Deux ofQciers qui insistent pour vous voir à l'instant.
LAZARE
Affaire de service?
LE FOURRIER
Je ne crois pas, capitaine.
LAZARE
■ C'est étrange. Fais-les entrer, (a Sabine:) Laisse-nous. Je te rejoins. (Antoinette sort.) Que peut-on me vouloir en ce moment? -