IVA.V
Ses longs cheveux qui coulent sont de Tor pâle, très lissfs; elle a le visage un peu long, d'une pâleur azurée, comme si le bleu du regard lui glissait sur la peau. Je n'avais pas pensé, en partant, qu elle pût être si fière avec tant de douceur. Elle brodait à sa fenêtre. Me montrer, lui parler? Je n'osais pas; je me tenais derrière des arbres, caché, en face d'elle. Je restais là, jusqu'au soir, la regardant, très content d'être tout près, bien triste d'élre si loin. Ah! petite mère, est-ce que la campagne sera bicîn longue?
SON Y A
El lui, Tas-tu vu?
IVAN
Ne parle pas de lui.
SOÎSTA
As-tu vu le fils d'Elisabeth Boleska?
Eti biea! je Tai vu.
Est-ce qu'il est beau?
Je crois que oui.
IVAN
SON Y A
IVAN
SONYA
Moins que toi, j'en suis sûre !
IVAN
Et je crois qu'elle l'aime, ma mère! Oh! je le haïssais à cause de toi, déjà; je le hais bien plus, à caxise d*elle. Je veux me battre! que mon père y consente ou non, je le suivrai dans cette ^erre!
SONYA
Non. Je veux pour toi la victoire sans le danger; et puis, tu.es trop jeune, Ivan.
IVAN
Tu es une femme, et tu pars avec l'armée ! Je me battrai.
SONYA
Oh! moi, je me suis toujours promis de revoir le château de Mikalina, où j'ai été reçue un jour! (Eiie se retourne
et aperçoit le comte, entré depuis un instant par la petite porte à droite et qui l'écoute, l'air soucieux. Elle continue d'un ton de coquetterie câline.) Et
vous m'y conduirez, n'est-ce pas, mon cher comte ?
(Elle a mis la tète sur l'épaule de son mari.) BOLESKI, la repoussant doucement.
Rentrez dans le bal, Sonya. Je désire être seul ici.
SOXYA, rieuse.
Oui, pour combiner le plan de bataille? Faites vite; mais vous ne m'avez pas complimentée sur mon habit de combat? N'êtes-vous pas fier de votre guerrière ? (André Boieski léioigne d un ireste. Je m'en vais. A tout à Theure, général. ^\ivan: Viens, toi! et ne sois point jaloux. Est-ce qu'une femme peut voir mon Ivan et ne pas l'adorer!
Ivan et Sonya sortent.)