‹ Théatre en versChapitre 16 sur 103 · DEUXIÈME VALET · texte numérisé non relu

DEUXIÈME VALET

HILDEGARDE

IRÈNE

La scène est dans un château^ autrefois.

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Rew Amor.

Une salie dans un château, auLpefois. Lee portée sont très hautes. Des tapisseries aiicieiiiies descendent "du plal'und. Un grand feu, dans une vaste cheminée. C'est le soir. Un lustre à trois becs, fait de cornes de cerf, pend au milieu. Il y a à droite une fenêtre haute, étroite, aux vitres peintes, et à gauche une porte sous une tenture.

Hildegarde est assise dans un haut fauteuil de chêne ; elle est très jeune, mignonne, ingénue; sa tète n'arrive 'lias à la moitié du grand dossier armorié. Elle porte la tunique collante et longue des gentilles femmes du xiv® siècle; son hennin est très pointu. Bien <|ue vive et capricieuse, elle s'efforce de garder le maintien un [icu roide des peintures sur fond d'or,- auxquelles elle rcssciublc. Près d'elle, un rouet; elle ne file pas.

Irène, placée derrière elle, et s'appuyant d'une main au dossier du fauteuil, a ving^ ans. Elle se modèle évidemment sur sa dame. D'ailleurs l'ajustement coquet et l'assurance de la chambrière préférée.

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