‹ Théatre en versChapitre 68 sur 103 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

DANIELO, ORLANDA

Pendant tout le commencement de cette scène, Danielo, frémissant d'horreur et de rage à chaque parole d'Orlanda, voudrait se retourner, la tuer, n'ose pas, se cramponne toujours à la table.

très enfant, très joyeuse du succès de sa comédie

C'est moi, mon Danielo ! Vous vouliez donc ma mort?

Elle rit.

surprise, dis, quand tu m'as reconnue?

i, je riais d'avance en guettant ta venue

l'air que tu prendrais à voir, plus belle encor,

•" '^rlanda, ta haine, Héléna, ton trésor!

S'avançant :

Vous m'en voulez un peu pour celte comédie

Que j'ai jouée? Elle est amusante, et harclie.

C'est juste : ton devoir, sans doute un grand serment!

Tu prenais cette affaire au sérieux, vraiment?

Plus prè», très câline ;

Tu verras, cœur troublé que l'amour rassérène, Que c'est très charmant d'être adoré d'une reine. Quoi ! vous boudez toujours-?

Elle a un petit haussement d'épaalee. Bruits au dehors. Elle prête l'oreille.

DANieLO .

à voix basse

Frère! que ferais-tu, Si nous étions — réponds à mon cœur combattu — Moi la poitrine inçrte et toi la main vivante?

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