‹ Théatre en versChapitre 77 sur 103 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

I,ES MÊMES, CHIARINA, puis LE Promoteur, suivi de quelques Nonnes clarisses, puis GIORGIO D'AST, puis CÉSAR SFORZA.

Ghiarina entre par la droite et court à la reine. ORLANDA

Ah ! tu l'as VU?

CBIARINA douloureusement, à voix basse

J'ai vu son désespoir s'accroître, « Si je n'ai pas la mort, a-t-il dit, j'ai le cloître I » Il s'est enfui.

Partons.

ORLANDA

L'ingrat I Mais je le rejoindrai.

Elle se lève, appuyée à l'épaule de Ghiarina. Elle s'arrête, c'est qu'elle voit le groupe des nonnes à la porte du milieu, et le Promoteur qui s'avance entre la double haie des courtisans.

Que veut cet homme ? Et qu'a-t-on préparé ?

César Sfor^a entrera silencieusement après les deux premiers vers lus par le Promoteur; il se tiendra devant la porte à droite.

LE PROMOTEUR lisant

« Nous, Pierre, abbé, commis du siège apostolique « A poursuivre en tous lieux, clandestine ou publique, « L'hérésie exécrable et folle de Luther; « En vertu de la bulle Indulgent Nostei\ « — Devant César Sforza, prince du consistoire, — « Requérons qu'Orlanda, maléfice notoire, « Suspecte de prêter aide au schisme infernal « Dudit Luther, paraisse à notre tribunal, « Pour être au nom du Roi Jésus qu'elle renie, bsoute, s'il se peut, et, s'il le faut, punie ! »

Mouvement de surprise parmi les courtisans. Jean Cesano et ses compagnons laissent voir la joie da triomphe. Orlanda pleure dans les bras de Chiarina.

ORLANDA

Hélas !

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