SCÈNE PREMIÈRE IRIÏNE DE BOISJOURDAN
Au lever du rideau, la demoisello de Boisjourdan regarde par la fenêtre. Elle est
jeune, très blonde, mina'idii'TO. Costume assez simple, une robe drap de
...:„ gris^ très collante, sans ceinture, mmches longues; une résille bleue
loppe ses clieveux; une ôcharpe brodée autour du cou, retombanl jus-
IX pieds.
I aux éperons d'or, le grand feutre qu'il a,
} - -^^-^r aventurier fachouche! C'est cela
Qui charme. Avec son lourd estoc et cette entaille A la joue, il a Tair, vraiment, d'une bataille Qui se promène.
Descendani la scène :
Hélas ! je Tadore. Les coeurs Ont des facilités à se rendre aux vainqueurs; El, si Ton nous surprend d'aiguilles occupées, r/est qu'elles ont la forme aimable des épéesk
Rêveuse :
Si j'osais? Pourquoi pas? Je suis libre céans ; -Car ce jour est un jour de liesse. Orléans Et Bourgogne ont quitté leur vieille et dure haine. Les ducs vont s'embrasser à 1 église, et la reine Les a suivis parmi les groupes turbulents Des seigneurs et Tessaira des pages bleus et blancs. Oh î le beau jour pour tousl je suis seule.
Soulevant les tentures de la petite porte 4q la chapelle :
Une harpe Amuse Bérénice.
Allant vert la fenêtre :
Allons !
AvîMiOt l'écbarpe autour de sa taiHe :
Ah ! cette écharpe.
Elle agite l'écharpe à la fenêtre. — Dépitée ;
Il ne voit rien, que faire?
Redescendant la scène :
Ah ! j'ai bien du souci !
Elle s'assied devant la toilette, froist^nt les m^nua objet», loutine. tapant du piod,
LES TRÀITRKS 280