‹ Théatre en versChapitre 93 sur 103 · SCENE IV IRÈNE, RAOUL D'HOCQUETONVILLE · texte numérisé non relu

SCENE IV IRÈNE, RAOUL D'HOCQUETONVILLE

Raoul AptFsiràit sn food^ bfl«t«iti êi {âtàiê^qnei imiië dé giiétrê, àUsèï furiotiâ»ment bizarre et exagérée qtte possible. Il parla d'd» grand iOB sombre. Irèâe va vers Kaoul qui recule <îe trois pas.

RAOUL

Que voîs-je, est-ce la reine?

Eh ! quelle autre a ce port noble et doux qui réfrène . Les audaces, et met les gens en désarroi?

IRÈNE

Je suis votre servante et vous êtes mon roi.

Elle le conduit sur le devant de la scène, à droite, ot le veut faire asseoir.

Tenez, asseyez-vous, que l'on vous considère A son aise.

RAOUL

Dis-moi d'abord quel lapidaire Sut enchâsser parmi les cils délicieux ('.es deux saphirs charmants et clah's que sont tes yeux?

IKÈNE

FI .r!

e lo fait asseoir sur le fauteuil et prend place à côté de lui sur le bourel. Raoul la caresse.

RAOUL

Le joli nez! les mignonnes oreilles!

Mes pareils de tout temps aimèrent vos pareilles Et les petites mains déchirent les grands cœurs.

IRÈNE

Tous ces beaux discours-là sont des propos moqueurs, Mais c'est avec plaisir pourtant, qu'on les écoute. Au moins les tenez- vous à moi seule ?

RAOUL

Sans doute.

IRÈNE

Plus d'une vous adore, ô mon fier conquérant!

RAOUL

modeste

Aucune.

IRÈNE

d'un ton de reproche

Vous mentez.

Elle le regarde marcher.

Sainte Vierge ! est-il grand !

Auprès de vous je suis en extase et peureuse Comme un enfant qui voit une arme dangereuse.

Tout à coup, elle s'affaisse, pâle; Raoul la soutient

Ciel!

Irène !

RAOUL

IRENE

la main sur la poitrine

Là, là! c'est un poids étouffant.

Raoul laisse tomber Irène sur le fauteuil. Il va à la fenêtre et l'ouvre Irène jette un regard effrayé vers le prie-Dieu.

Oh!

Raoul se rapproche et s'agenouille devant elle; elle souffre un peu moics. Continuant sa pensée :

Non,

A Raoal :

Cela va mieux»

Elle se lève.

C'est fini.

RAOUL

sortant de peine

Chère enfant!

IRENE

Je me souviens. J'ai fait dans le parc une course.

larche appuyée au bras de Raoul, et tire une bourse passablement leletto de la petite sache qui peod à sa ceinture.

Comment trouvez-vous cette bourse? '

extasié

Admirable !

IRÈNE

Merci. Depuis tout un grand mois, J'y travaille, incertaine et le cœur plein d'émois. Je l'ai faite pour vous, Raoul!

RAOUL prMÏaiLt la bourse

Oh I ma princesse I Je la conserverai pleine ou vide sans^ cesse.

Soupesant la boufte :

Un peu lourde ! mais, bah ! les hommes comme nous Ont sous de tels fardeaux vli ployer leurs genoux, Qu'une charge pareille est encore légère!

Bonne Irène, un baiser?

IRÈNE

Du calme.

RAOUL

J'exagère Le calme.

IRÈNE

C'est airfsi qu'on se damne, vilain!

RAOïrt

la suivant

Par pitié!

Non.

IRÈNE

RAOUL

suppliant

Rien qu'un?

IRÈNE

Oh I le bon patelin

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