ACTE PREMIER
FRANÇOIS
riens ! Ecoute ! On dirait qu'il entend ma pensée ^t qu'il y répond... HeinI La chose est commencée? Ivoue. Il t'a déjà parlé plus qu'à demi.
lais, François...
FRANÇOIS
Mais François n'est-il plus ton ami?
h! tu n'as pas raison, va, ma pauvre Toinette! tu savais!...
TOISETTE
Je sais, François, je sais. Honnête, )rt travailleur, ayant de l'argent de côté, •emier valet de ferme et par tous respecté, us d'une, pour t'avoir comme époux, te câline. )i, je suis une enfant du hasard, orpheline, li, sans la charité de voisins bonnes gens, irait tendu la main avec les indigents. ïs gages de servante à la vie incertaine, telque linge, un manteau, deux cottes de futaine,
pas même de nom, voilà tout ce que j'ai.
cependant François, le brave homme, a songé ;e peu que je suis...
donc.
Eh bien...
FRANÇOIS
Pour me mettre en ménage.
TOINETTE FR.IKÇOIS
Eh bien ?
TOINETTE
Je ne peux pas.
Sans doute?
Mon âge;
TOINKTTE
Oh! non! François, non, vrai, ce n'est pas ça.
Alors?
Rien.
Si, j'entends. Lui! Parce qu'il passa, i']L qu'il t'aura paru faraud et joyeux drille, Avec sa voix qui flûte et son regard qui brille, (rest de quoi m'en vouloir, dis? C'est ça, tes raisons? i{éfléchis.
Si pourtant je l'aimais, supposons !
FRANÇOIS
Et puis?
TOINETTE
Ouoi! T'épouser, l'aimant! Toi que j'estime !
Uah! Laisse donc! Quand tu seras ma légitime, Tu ne penseras plus au coureur de chemin Qui t'a conté fleurette hier et part demain Pour s'en aller ailleurs quérir amour nouvelle. <!lomme il passe en chantant de javelle en javelle.
LE CliEMfXEAU, à la cantonade.
Coupe encore et coup' toujours ■^■, Cliaqu', javelle aura son tour.