‹ Théatre en versChapitre 115 sur 212 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

MARTIN

Et par-dessus le tout, un somme,

THOMAS, sur un fjesle de Toinette.

l)ame, on n'est pas une bête de somme.

TOl.NElTi;

C'est donc bien pénible aujourd'hui?

THOMAS

Je te crois !

Lvec ce soleil-là qui llambe comme trois.

MARTL\

t ce matin de blé, dur et dru comme quatre.

FRASÇOIS, tourné vers le fond.

t puis ce chemineau surtout, sans cesse à battre a diable de mesure à son sacré refrain I as moyen de souffler ! Il vous mène d'un train.' tje coupe I Et je coupe!

TOIXETTE

Un rude homme à l'ouvrage !

FRANÇOIS

)uh: Des mois sans rien faire, et soudain une rage ; travail! Ça s'y met, par an. quinze ou vingt jours 1 va moins raide quand il faut aller toujours.

Thomas et Martin se coucl.ent lun après l'autre en continuant à manger et boire de temps en temps. ".'"uani a

TOINETTE

est avis qu'il irait, s'il voulait, comme un autre.

FRANÇOIS

-Mais vouloir, tout est là.

TOLNETTE

Chacun son goût. Le nôtre Est de vivre au pays, de s'y faire un lopin. Le sien, c'est d'être libre.

FRANÇOIS

En mendiant son pain.

TOISETTE

Il le gagne souvent, et bien, quand il moissonne.

FRANÇOIS, se levant et allant à elle.

Prends garde ! Un chemineau ne s'attache à personne, Toinette, et tu m'as l'air de t'attacher à lui.

Moi! Comment cela?

FRANÇOIS

Mais, tu le défends.

Tu l'attaques

Dame, oui;

Prends garde, encore un coup, la fille! Ces gens-là ne sont point de la greffe à famille. Et crois-en mon conseil, je vois ce que je vois, Tu vas te laisser prendre à la glu de sa voix.

Thomas et Martin se sont tout à fait endormis.

LE CHEHINBAD, à Toix très lointaine.

Viv' la Jeannetf qui n'fut pas reine, Et moi qu'ai-z-€U son étrenne !

Coup' toujours et coupe encor!

Chaqu' javell' fra son tas d'or.

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