SCÈNE lY
Les Mèmks, moins TOliS'ET
FRANÇOIS, à Aline.
Vous, mon enfant, Ne restez pas chez nous puisqu'on vous le défend. Votre père a raison : rentrez sans qu'on vous voie. Dites-lui que de mon plein gré je vous renvoie, Mais qu'en retour je veux sa visite aujourd'hui, Tout de suite, et que, s'il tarde, c'est moi, chez lui, Qui me ferai porter pour qu'il me satisfasse Et qu'on s'explique net, nous et lui, face à face.
ALINE
Oui, monsieur François.
FRANÇOIS
Vite ! Allez vite !
ALliNE
A l'instant.
Mais pas sans emporter, moi, ma grâce en partant. Vous m'en voulez toujours?
En s'agenouillant devant François.
Vous en vouloir, pauvrette!
S'il ne tenait qu'à moi, la noce serait prête.
ALINE, l'embrassant.
Que vous êtes bon !
Las! Votre père l'est peu; Et ce baiser, mignonne, est un baiser d'adieu.
Oh! non.
FRANÇOIS
Ne peî-dons pas le temps en caquetage.
J'ai quelque force. 11 va m'en falloir davantage. Mais j'ai peur qu'elle s'use.
ALINE, se dirigeant vers la porte à lias lents.
Oui. Pardon.
A.U seuil, avant de sortir, avec tristesse.
Au revoir!